patrie des cochons

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Quelle serail donc la combinaison qui offrirait un remède efficace? Il n’y en a qu’une, et c’est l’Autriche seule à qui est dévolue cette mission providentielle. Si, fortement établie sur une des rives du Pruth, elle possédait les Principautés Danubiennes et les aggrégations possibles, elle deviendrait l’avant-garde de l’Europe occidentate; soutenue par elle, elle serait la seule el vérilable digue où viendrail so briser l’ambition moscovite, qui ne liendra jamais aucun compte sérieux des traités avec la Turquie : elle est trop habituée à les fouler aux pieds ou à les éluder par la corruption.

Mais l’Angleterre el la France peuvent-elles consentir à cette extension territoriale de l’Autriche, sans que celle-ci renonce à quelques-unes de ses possessions en Italie, et à son protectorat sur tous les autres états de la Péninsule? Non, elles ne pourraient pas, elles ne le voudront pas, car il s’agil de donnei’ une nouvelle force à l’Autriche dans ! lutéréi générai de l’Europe. Or, s’étendre n’est pas toujours se fortifier, el dans notre hypolhése la concentration est un élémént de force.

Nous savons bien que l’ancien chancelier prince de Melternich dirait, à celui qui lui parlerai! d’un semblable échange : Fi donc i changer la patrie des arts pour celle des cochons, faisant allusion à la production et au commerce qui se fail de ce bélail en Moldavie et Valachie. Ce mot est plus spirìluel que juste, car il vaut mieux étever des pourceaux qu’on en- graisse et que l’on veud au grand profil du commerce el de l’agriculture, que de gouverner une race d’arlistes qu’il i’aut exiler, envoyer au età-cere duro ou fusiller. Etouffer l’esprit indépendant des Italiens, artistes par instinct, sous la bàton stupide des soldats croates, est un ròle odieux; ceux-ci seraient plus propres à garder les troupeaux de la Moldavie et de la Valachie : on est mal venu de parler avec enthousiasroe et respect de la patrie des arts, quand on l’opprime sous une main de fer et par les états de siéges en permanence.

La Question de l’Orient et la Question Italienne,Rivista contemporanea, vol. VIII, 1856

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